Chers lecteurs de notre Revue,


La rédaction de la Revue de l’Université du Burundi – Série Sciences Humaines
et Sociales – a le plaisir de vous partager son nouveau numéro 18. La
publication d’un nouveau numéro est toujours un moment de gratitude pour tous
nos contributeurs qui nous ont fait confiance tout en acceptant de se plier aux
exigences de notre Revue.
Ce numéro sort à un moment particulier. Il est édité à la fin de l’année 2020 (au
mois de décembre) et nous sommes sûrs que quand il sera disponible dans nos
librairies, on sera déjà dans la nouvelle année 2021. Nous profitons donc de la
publication de ce nouveau numéro pour vous souhaiter, chers lecteurs, nos
meilleurs vœux pour 2021. Qu’elle soit pour chacun d’entre vous, une année de
bonheur et de prospérité.
Pour l’année 2021, nous vous renouvelons notre engagement de vous partager
régulièrement – au moins deux numéros par an – le fruit des résultats des
recherches en sciences humaines et sociales menées par les chercheurs
burundais et internationaux.
Notre Revue se veut ouverte sur le monde de la recherche en sciences humaines
et sociales en témoigne de nombreux chercheurs nationaux et internationaux qui
nous sollicitent de plus en plus pour la publication de leurs recherches en
répondant favorablement et régulièrement à nos appels à contribution. Ainsi ce
numéro a bénéficié de la contribution de plusieurs auteurs et spécialistes des
différents domaines. Plusieurs problématiques ont été abordées.
La première problématique est en rapport avec l’État – nation, ses défis et ses
mutations. Le premier article est de Désiré – Louis Nizigiyimana qui analyse
l’État – nation telle que conceptualisée par Carl Schmitt c’est-à-dire comme
unité politique du peuple bien que cette notion présente des faiblesses et des
tensions internes productrices d’une limite surtout au moment de concevoir des
stratégies politiques de faire face aux éventuels problèmes politique en rapport
avec la stabilité et le règne de la loi dans nos sociétés. D’autres articles
reviennent la marche du Rwanda vers l’indépendance et les débats socio –
politiques contemporains (Jean Marie Nduwimana) ainsi que les nouvelles
formes de gestion de nos États – nations. Les auteurs de cet article (Aloys Toyi

et Aminadab Havyarimana) ont pris l’exemple de l’intégration du Burundi dans
la Communauté Est Africaine.
La deuxième problématique est en rapport avec l’éducation. Elle a été abordée à
travers cinq articles. Le premier article montre l’importance de l’éthique de la
vertu dans l’apprentissage des enfants (Shijja Kevin Kuhumba) au moment où
les quatre autres analysent les problématiques en rapport avec la linguistique du
Kirundi ; la didactique du français et de l’anglais langues étrangères ainsi que le
rôle l’Institut Confucius.
Ernest Nshemezimana analyse le marquage morphosyntaxique des topiques en
Kirundi. Pierre Nduwingoma, Constantin Ntiranyibagira et Clément Bigirimana
nous proposent une analyse sur le français en crise dans les départements
scientifiques de l’Université du Burundi. Elvis Nizigama et Ali Mohammad
Fazilatfar font une étude sur les croyances des enseignants d’anglais langue
étrangère par rapport à la pédagogie post – méthode. Adelin Mperejimana
aborde la problématique de l’inter – culturalité dans la didactique du français
langue étrangère. Enfin, Etienne Bankuwiha montre l’importance de l’Institut
Confucius en Afrique dans la promotion du développement des relations sino –
africaines.
La troisième problématique abordée dans ce numéro est celle des femmes.
Ndongo Kamdem Alphonse nous montre que la femme musulmane a les mêmes
droits et devoirs en Islam. Nicolas Hajayandi et Siméon Barumwete abordent la
problématique de l’autonomisation de la femme burundaise. Enfin Jean François
Régis Sindayihebura et Athanase Nkunwimana nous font part des conséquences
sanitaires des changements climatiques sur la femme en âge de procréer au
Burundi (le cas de l’anémie).
La quatrième problématique est en rapport avec la culture, le développement et
la gestion des ressources. Viator Nzibavuga et Elie Sadiki analysent l’expression
artistique dans les quartiers périphériques au Nord de la zone Gihosha. Marie –
Immaculée Ndayimirije et Félix Tunguhore analysent les défis de la
participation citoyenne dans le développement du Burundi en prenant l’exemple
du commerce ambulant. Erasme Ngiye et Aloys Ndayisenga analysent les
conflits fonciers générés par l’exploitation du palmier à l’huile dans la plaine de
l’Imbo Sud (Rumonge et Nyanza – Lac). Lazare Ngenzebuhoro aborde la

problématique de la réparation des dommages environnementaux en rapport
avec les activités minières.
La cinquième et dernière problématique est celle des droits des enfants. Ciza
Donatien nous montre la problématique de la protection des enfants contre les
abus et les exploitations sexuels sur internet. Pour lui, le code pénal burundais
ne fait aucune référence à la cybercriminalité et par conséquent, toutes les
formes de cyberpédopornographie ne sont pas sanctionnées au Burundi au nom
de l’intérieur supérieur de l’enfant.
En conclusion, ce numéro nous offre un regard panoramique des sciences
humaines et sociales sur de nombreux défis auxquels font face nos sociétés sur
le plan économique, social, culturel et politique. Pour cela, nous osons espérer
que sa lecture vous plaira.

La rédaction.

Published: 2021-01-12

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